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Nancy en une journée : de la place Stanislas à l’Art nouveau

Place Stanislas, Vieille Ville, villa Majorelle, musée de l’École de Nancy : visiter Nancy en une journée à pied, étape par étape, avec une variante pour la pluie.

Publié le 26 septembre 2026

La place Stanislas à Nancy, pavée de clair, avec la statue de Stanislas devant l’hôtel de ville et ses balustrades couronnées de statues
Photo : Berthold Werner, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
La journée à pied, étape par étapePlace StanislasArc Héré et place de la CarrièreParc de la PépinièrePorte de la CraffePalais des ducs de LorraineVilla MajorelleMusée de l’École de Nancy12345671 kmN
La journée à pied, étape par étape
  1. Place Stanislas
  2. Arc Héré et place de la Carrière
  3. Parc de la Pépinière
  4. Porte de la Craffe
  5. Palais des ducs de Lorraine
  6. Villa Majorelle
  7. Musée de l’École de Nancy
Schéma à l’échelle, coordonnées Wikipédia et Wikidata.

Nancy, préfecture de la Meurthe-et-Moselle, a deux visages qui tiennent dans une même journée. Le matin appartient au XVIIIᵉ siècle de Stanislas et à ses places dorées ; l’après-midi à l’Art nouveau, né ici vers 1900 autour d’Émile Gallé. Tout se fait à pied.

Le programme en un coup d’œil

Moment Étape Temps sur place
9 h 30 Place Stanislas 45 min
10 h 15 Arc Héré et place de la Carrière 30 min
10 h 45 Parc de la Pépinière 30 à 45 min
11 h 30 Vieille Ville : porte de la Craffe, palais des ducs 45 min
12 h 30 Déjeuner 1 h 30
14 h Villa Majorelle 1 h
15 h 30 Musée de l’École de Nancy 1 h 30

Heures indicatives : vérifiez les horaires sur les sites officiels. Entre la Vieille Ville et la villa Majorelle, comptez une demi-heure de marche, ou prenez le bus.

Le matin : la ville de Stanislas

La place Stanislas

Venez tôt, quand elle est calme. La place est construite de 1752 à 1755 par l’architecte Emmanuel Héré, pour Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne devenu duc de Lorraine. En 1983, l’UNESCO l’inscrit au patrimoine mondial avec ses deux voisines, les places de la Carrière et d’Alliance.

Placez-vous au pied de la statue de Stanislas, élevée en 1831, et tournez lentement : hôtel de ville, pavillons et balustrades forment un ensemble d’une seule pièce. Depuis sa rénovation achevée en 2005, la place est entièrement piétonne.

Puis approchez-vous des angles. Les grilles de fer forgé et doré sont signées Jean Lamour. Dans deux d’entre eux, elles encadrent les fontaines de Neptune et d’Amphitrite, sculptées par Barthélemy Guibal.

Les grilles dorées de Jean Lamour à un angle de la place Stanislas, encadrant la fontaine d’Amphitrite et ses statues

Fontaine d’Amphitrite. Photo : Berthold Werner, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

À quelques pas à l’est, la fontaine de la place d’Alliance, par Paul-Louis Cyfflé, rappelle l’alliance franco-autrichienne de 1756.

L’Arc Héré et la place de la Carrière

Face à l’hôtel de ville, passez sous l’Arc Héré, bâti de 1753 à 1755 et dédié à Louis XV. Derrière s’ouvre la place de la Carrière, longue et bordée d’arbres. Son nom rappelle son ancien usage : on y courait des tournois et des jeux à cheval. Au fond, le palais du Gouvernement, lui aussi de Héré, la ferme par une colonnade en demi-cercle.

Le parc de la Pépinière

Sur la droite s’étend le parc de la Pépinière, 21,7 hectares en plein centre : une pépinière royale créée par Stanislas en 1765, ouverte au public en 1835. Roseraie, kiosque à musique de 1875 et statue du peintre Claude Gellée, dit le Lorrain, par Auguste Rodin.

Fin de matinée : la Vieille Ville

Traversez la place de la Carrière vers l’ouest et gagnez la Grande-Rue, qui file vers le nord. Au bout, la porte de la Craffe est un vestige des fortifications médiévales. Elle date du XIVᵉ siècle ; ses deux tours rondes sont ajoutées en 1463. Elle a servi de prison jusqu’au milieu du XIXᵉ siècle. Cherchez sur la façade la croix de Lorraine et les chardons.

En redescendant la Grande-Rue, vous passez devant le palais des ducs de Lorraine. Sa porterie, un gâble flamboyant réalisé en 1511-1512, abrite la statue équestre du duc Antoine. Le palais accueille le Musée lorrain, fermé depuis 2018 pour une longue rénovation. En attendant, l’église des Cordeliers, voisine, en présente une sélection : renseignez-vous sur le site de la ville.

Déjeuner dans la Vieille Ville

La Vieille Ville ne manque pas d’adresses. C’est le moment de goûter la quiche lorraine chez elle. Pour la route, glissez dans votre poche quelques bergamotes de Nancy, bonbons ambrés parfumés à l’essence de bergamote, vendus dans les confiseries du centre.

L’après-midi : l’École de Nancy

La villa Majorelle

Au sud-ouest du centre, la villa Majorelle est construite en 1901-1902 par l’architecte parisien Henri Sauvage, avec Lucien Weissenburger, pour l’ébéniste Louis Majorelle. Le musée la présente comme la première maison entièrement Art nouveau de Nancy. Vitraux de Jacques Gruber, grès d’Alexandre Bigot, peintures de Francis Jourdain : tout y a été pensé ensemble.

La façade de la villa Majorelle à Nancy, avec ses pignons pointus, ses grandes baies vitrées et ses consoles de fer peintes en vert

Photo : Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Restaurée de 2016 à 2020, elle se visite sur réservation en ligne, en surchaussures pour protéger les parquets. Comptez une heure.

Le musée de l’École de Nancy

À dix minutes à pied, le musée de l’École de Nancy occupe l’ancienne propriété d’Eugène Corbin. On y comprend ce qu’était l’École de Nancy : une association fondée en 1901, présidée par Émile Gallé (1846-1904), avec Louis Majorelle, Antonin Daum et Eugène Vallin pour vice-présidents. Son idée : faire entrer la nature, et d’abord la flore lorraine, dans les objets du quotidien.

Deux verres à pied d’Émile Gallé en verre vert clair, décorés de fleurs émaillées bleues et de rinceaux dorés

Verres à collerette d’Émile Gallé, vers 1900, musée de l’École de Nancy. Photo : PierreSelim, domaine public, via Wikimedia Commons.

Meubles, verreries et vitraux sont présentés dans des décors d’époque. Ne quittez pas le jardin sans avoir vu le pavillon de l’aquarium, coiffé d’un toit en ombrelle. Vérifiez ses jours d’ouverture avant de venir : il ne vous attend pas tous les jours.

Si vous avez encore une heure : le musée des Beaux-Arts

Sur la place Stanislas, le musée des Beaux-Arts occupe l’un des pavillons. Son sous-sol abrite la collection Daum : plus de 950 pièces, dont environ 300 exposées. Dans les salles, cherchez La Bataille de Nancy de Delacroix. Lui aussi a son jour de fermeture : vérifiez-le avant de bâtir votre programme.

S’il pleut

Commencez par le musée des Beaux-Arts et l’église des Cordeliers ; l’après-midi, villa et musée de l’École de Nancy sont à l’abri. Gardez la place Stanislas pour une éclaircie : sous un ciel lavé, l’or des grilles brille davantage.

Avec des enfants

Place Stanislas, donnez-leur une mission : trouver Neptune, compter les couronnes dorées. À la Pépinière, l’enclos d’animaux (paons, canards, grues couronnées), le Guignol et l’aire de jeux valent une vraie pause. Au musée de l’École de Nancy, libellules, nénuphars et ombelles se prêtent à un jeu de piste.

Si vous restez un deuxième jour, prenez la route de Baccarat et de son cristal, à une cinquantaine de kilomètres à l’est.